5 May 2012

Lost in trains, lost in time: thoughts on crossing the Channel

I keep starting my blog posts with apologies about how long it's been since I last posted. This has to stop. Unfortunately, I've got an exam coming up, and five days left of revising hard. But when that's done and over with, I shall be free to post more! (That's... if I know what to blog about!) Today I want to share this little thing that I wrote during my trip back to London last week. I also made it into a video for my collab channel The Expat Chronicles, I'll post it below!



I spent almost a whole day on the train yesterday. At 10 in the morning, I boarded my first train of the day, Rennes-Lille, which took me to a town far up north. This ride was four hours, four long hours in a chilly TGV. I used to love taking the train. When I was 11, we moved from Paris to Rennes. From that moment on, I started taking the train once or twice a year to Paris to visit my godmother or godfather during the holidays. Then it turned into week-long stays at my aunt's that allowed me to run around Paris during the days and meet with the friends I didn't get to see the rest of the year, and nights out with my aunt. Taking the train meant adventures. It meant packing up suitcases full of my favourite clothes and brand new Polaroid films. It meant getting to see friends and family that I missed.

Now it just means melancholic rides across the Channel.

My second train ride of the day was the Eurostar one which left the very, very cold Lille station at 3:34pm. Every time I take the Eurostar, I joke to myself that I'm going back in time. A whole hour disappears. I could do anything during that time, and I'd still get a start-over at the end. A whole hour that I just lose.

On Tuesday night, I watched Going the Distance with my parents. It wasn't anything fantastic, but I strangely related to it, because I made a realisation that, while it might sound overdramatic and the Queen Mother of all clichés, remains somewhat true.

I'm in a long distance relationship with my life. Wherever I am, I'm always missing someone. Whenever I go back to someone, I say goodbye to someone else. Is it what life is all about? Maybe. I haven't seen enough of life to tell.

At about 4:20, local time, I finally made it to the Underground, and boarded my third, then fourth trains of the day, which took me to my final destination. And here I am. I'm done with trains for the time being. And the weirdest thing of all, is that I'll be looking forward to the next train ride., because way down under the sea, lost in time again, I realise that in spite of it all, I'm lucky to have people to miss and a life to be careful about living.


***


Tous mes blog posts commencent avec des excuses à propos du temps qui s'est écoulé depuis le précédent. Il faut que ça s'arrête ! Malheureusement, j'ai un exam à l'horizon, et il me reste cing jours d'intenses révisions avant d'être libérée. mais après ça, je serai en mesure de poster plus ! (Enfin… Si je trouve de quoi poster !) Aujourd'hui, je veux partager cette petite chose que j'ai écrite pendant mon trajet vers Londres la semaine dernière. Je l'ai aussi utilisé dans une vidéo sur ma collab channel The Expat Chronicles, postée plus haut.



J'ai passé presque une journée entière dans le train, hier. A 10 heures du matin, j'ai pris mon premier train de la journée, le Rennes-Lille, qui m'a emmenée loin au Nord. Ce trajet a duré quatre heures, quatre heures dans un TGV où il ne faisait vraiment pas chaud. J'adorais prendre le train. Lorsque j'avais autour de onze ans, nous avons déménagé de Paris à Rennes. A partir de là, j'ai commencé à prendre le train vers Paris une à deux fois par an pour rendre visite à mon parrain ou ma marraine durant les vacances. Puis, cela s'est transformé en séjours d'une semaine chez ma tante, qui me permettaient de parcourir Paris durant la journée et de retrouver les amis que je n'avais pas la possibilité de voir le reste de l'année, et de passer des soirées avec ma tante. Prendre le train était synonyme d'aventures. Ça voulait dire remplir une valise de mes vêtements favoris et de films Polaroïd tout neufs. Ça voulait dire passer du temps avec les amis et la famille qui me manquaient.

Maintenant, c'est juste synonyme de trajets mélancoliques qui traversent la Manche.

Mon deuxième trajet de la journée était celui en Eurostar qui a quitté la très, très froide gare de Lille à 15:34. Chaque fois que je prends l'Eurostar, je me dis en rigolant que je remonte le temps. Une heure entière disparait. Je pourrais faire n'importe quoi pendant cette heure, et j'aurais toujours le droit de recommencer au final. Une heure entière que je perds. 

Mardi soir, j'ai regardé Trop Loin Pour Toi (Going The Distance) avec mes parents. Ce n'était vraiment pas exceptionnel, mais je me suis étrangement reconnue dedans, parce que j'ai réalisé quelque chose qui, bien que ça puisse paraître exagérément dramatique et la Reine Mère des clichés, reste vrai.
Je suis dans une relation longue distance avec ma vie. Où que je sois, il y a toujours quelqu'un qui me manque. Chaque fois que je retrouve quelqu'un, je dois dire au revoir à quelqu'un d'autre. Est-ce que c'est juste l'histoire de la vie ? Possible. Je n'en ai pas encore vu assez pour me prononcer.

Vers 16:20, heure locale, je suis finalement arrivée à Londres, et j'ai embarqué sur mon troisième train de la journée, l'Underground, puis le quatrième, qui m'a emmenée à ma destination finale. Et me voila. J'en ai fini avec les trains pour le moment. Mais ce qui est le plus étrange, c'est que j'ai hâte au prochain trajet, parce que tout au fond de la mer, perdue dans le temps, je réalise que malgré tout, j'ai de la chance d'avoir des gens à manquer, et une vie à vivre avec attention.

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