27 Mar 2012

Split between two homes—the sad story of the student living abroad

Things change.

That's what happens when you move abroad. You change. People you used to know change. Your family and friends change. Your home changes. Habits change. So when you go back to the before-world, everything is very strange.

This is a feeling that a student living abroad has to learn to live with, because it's very much part of the experience. It's not specific to studying abroad, of course; it's just what happens when you leave home to study or work, wherever you go, whether it's abroad or not. But as a student living abroad (let's call it SLA), you might be one of those "leaves and comes back over and over again" types of person: you're living close to uni during term, then going home, then going back to uni, then going home, etc.

I think it makes it different, but I might be wrong. As a SLA, you're forever split between two homes—possibly more if you move from halls to a house share or flat share like it's going to be my case soon. It's not a clean cut. Bits of you stay at past-home because you're never sure when it's acceptable to call the new country "home." If it ever is.

So things from past-home will start to change. And I think that's when your previous home will start to become a little less home and your foreign home become a little bit more homey. Just a little, though; my home in France will always be home to me, even if I definitely move to the UK. Home is where the heart is, and although bits of my heart have been taken up by the UK, a lot of it still belongs to my family and friends at home.

Still... Things change. What had been my seat at the table for the past three or four years has become my brother's since I'd last been home. Being in my own room gives me massive allergies. The announcements they do in the underground for each station, I used to know them all by heart, they've changed now.

It's just... very new. And different. Just gotta get used to it, I suppose.

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Les choses changent.

Voilà ce qui se passe quand on déménage à l'étranger. Tu changes. Les gens que tu connaissais changent. Ta famille et tes amis changent. Ta maison change. Les habitudes changent. Après ça, revenir au monde d'avant est très étrange.

C'est un sentiment que tout étudiant vivant à l'étranger doit apprendre à vivre avec, parce qu'il fait partie intégrante de l'expérience. Ce n'est évidemment pas spécifique au cas des études à l'étranger ; c'est simplement ce qu'il se passe lorsqu'on quitte la maison pour étudier ou travailler, quelque soit l'endroit où on va, que ce soit à l'étranger ou non. C'est jusque qu'en tant qu'EVALE (étudient vivant à l'étranger en plus court—les acronymes ont un statut particulier dans ma famille), il se peut que tu te retrouves dans le cas du "s'en va et revient et s'en va et revient etc" : tu vis près de la fac pendant le trimestre, uis tu rentres à la maison, et tu repars, et tu rentres à nouveau, etc.

J'ai l'impression que ça rend le sentiment différent dans le cas de l'EVALE, mais je peux me tromper. En tant qu'EVALE, tu es partagé pour toujours entre deux maisons—peut-être même plus dans le cas d'un déménagement d'une résidence universitaire à une coloc comme cela va être mon cas sous peu. Ce n'est pas une séparation propre. Des petits morceaux de nous restent à la maison-d'avant parce qu'on ne sait pas quel est le moment où il devient acceptable d'appeler le nouveau pays sa "maison." S'il y en a un.

Alors des choses de la maison d'avant vont commencer à changer. Et je pense que c'est là que ton ancienne maison deviendra un peu moins ta maison et que l'autre maison le deviendra un peu plus. Seulement un peu ; ma maison en France restera toujours ma maison, même si je déménage un jour définitivement en Grande-Bretagne. Où se trouve le coeur, là est la maison, et même si des parties de mon coeur ont été appropriées par la Grande-Bretagne, une grande partie est toujours dévouée à ma famille et mes amis en France.

Néanmoins... Les choses changent. La place qui a été la mienne durant les trois ou quatre dernières années est devenue celle de mon frère depuis la dernière fois que j'étais à la maison. Etre dans ma propre chambre me donne de très fortes allergies. Les annonces à chaque station de métro, que je connaissais par coeur, ont changé.

C'est juste... très nouveau. Et différent. Il faut juste s'y habituer, je suppose.



Train rides this year/Voyages en train cette année : 7.
Last TV show episode watched/Dernier épisode de série regardé : Doctor Who S06E09

17 Mar 2012

Turner exhibition at the National Gallery

Four years ago (to the day, I think), I was in London on a school trip with my class. My English teacher at the time was really fond of painting, and had asked us to prepare a presentation on a painting in groups of two or three. She has selected quite a few of them from the galleries we were going to — the National Gallery, the Tate Modern and possibly a third one, but I'm not sure — and we were to pick one.

I had a look, glimpsed a tiny black and white reproduction of Turner's The Fighting Temeraire and instantly decided I'd to that one.

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Il y a quatre ans (jour pour jour, il me semble), j'étais à Londres avec ma classe. Ma prof d'anglais de l'époque aimait beaucoup la peinture, et nous avait du coup demandé de préparer un exposé sur un tableau par groupes de deux ou trois. Elle en avait sélectionné un petit paquet parmi les collections des musées où nous allions aller — la National Gallery, la Tate Modern et peut-être un troisième, mais je ne suis plus sûre — et on devait en choisir un.

J'ai jeté un coup d'oeil aux tableaux, aperçu une petite reproduction en noir et blanc de The Fighting Temeraire de Turner et instantanément décidé de travailler sur celui-là.

The Fighting Temeraire, J.M.W. Turner

Needless to say, seeing the real painting for the first time was fantastic, and I pretty much fell in love with it. There's a reason Turner is called Painter of Light. The way he can reproduce light, in so many details and with so much accuracy... Just look at it. It's incredible.

My aunt was visiting me this week-end; so, naturally, when I saw that a Turner exhibition was opening at the National Gallery, I decided to take her there. Turner Inspired: In the Light of Claude accounts for Turner's careful study and inspiration of Claude Lorrain's paintings. It sometimes feels like more than inspiration: two of their painting hung next to each-other sometimes looked almost identical. However, there's always something more modern in Turner, something more abstract, shapes blurrier, figures contrasting strikingly with the rest of the painting, and almost always the reflection of the Sun (or the Moon!) in the water.

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Evidemment, voir le tableau en vrai pour la première fois fut fantastique, et j'en suis globalement tombée amoureuse. Ce n'est pas pour rien que Turner est surnommé le Peintre de Lumière. La façon qu'il a de reproduire la lumière, avec autant de détails et de justesse... Il faut juste le voir. C'est incroyable.

Ma tante est venue me voir à Londres ce week-end ; donc, naturellement, quand j'ai vu qu'une expo sur Turner s'ouvrait à la National Gallery, j'ai décidé de l'y emmener. Turner Inspired: In the Light of Claude raconte la façon dont Turner a très précisément étudié et s'est inspiré des peintures de Claude Lorrain. On a parfois l'impression que c'est plus que de l'inspiration : deux de leurs tableaux exposés côte-à-côte avaient parfois l'air identique. Par contre, il y a toujours quelque chose de plus moderne chez Turner, de plus abstrait, des contours plus fous, des personnages qui contrastent avec le reste de la toile, et presque toujours le reflet du Soleil (ou de la Lune) dans l'eau.


What I loved the most about this exhibition is that they had many research sketches of Turner's (and also a few from other paintings inspired by either Claude or Turner himself) to illustrate how Turner's work imitated Claude's. More particularly, they had research watercolours by Turner.

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Ce que j'ai préféré à propos de cette expo c'est qu'on peut y avoir de nombreux croquis de recherche de Turner (et aussi quelques uns d'autres artistes qui se sont inspirés de Claude ou de Turner lui-même) pour illustrer la façon dont Turner imitait le travail de Claude. Notamment, ils avaient des aquarelles de Turner.





Out of these four, only one I saw in this exhibition, but they had others, and they are so worth it. Working with watercolours allows even more play on the lights, and man, is that something Turner was good at!

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Parmi ces quatre là, il n'y en a qu'une qui est exposée actuellement à la National Gallery, mais ils en avaient d'autre, et elles valent vraiment la peine. Travailler l'aquarelle permet de jouer encore plus avec la lumière, et s'il y a un truc que Turner sait faire, c'est ça !



Turner Inspired: In the Light of Claude, at the National Gallery (Trafalgar Square)
14 March - 5 June 2012. Admission is £12 for adults, £6 for students